En route pour l’île du Sud
Nous avions prévu d’emprunter la Pacific Coast Highway qui est une route côtière spectaculaire qui fait le tour complet de la péninsule d’East Cape, à l’extrême Est de la Nouvelle-Zélande. Malheureusement, les fortes chutes de pluie qui ont eu lieu vers mi-janvier ont provoqué de multiples glissements de terrain et un tronçon de la route est actuellement impraticable (cf. photo). On ne peut rien faire contre dame nature et comme il n’y a pas de déviation possible, on doit se résoudre à zapper cet itinéraire, en tout cas pour l’instant.
Nous prenons donc résolument la direction du Sud, et faisons un arrêt près du lac Taupo afin d’admirer les Huka Falls. À cet endroit les eaux turquoise de la rivière Waikato sont brusquement canalisées dans un couloir rocheux très étroit, et après quelques centaines de mètres il en résulte une cascade de 11 mètres de hauteur avec une débit spectaculaire d’environ 220’000 litres d’eau par seconde. Nous continuons ensuite jusqu’à la jolie ville de Napier qui est située sur les rives de l’océan Pacifique, au bord de la Hawke’s Bay. Gravement détruite par un séisme en 1931, la ville a été presque entièrement reconstruite dans le style Art déco, ce qui fait aujourd’hui sa renommée. Les façades géométriques, les motifs floraux et les teintes pastel donnent au centre-ville une atmosphère unique, à la fois rétro et ensoleillée.
On quitte Napier en milieu de matinée pour une courte étape de 160 kilomètres, et on s’arrête en chemin pour prendre un petit déjeuner tardif dans un joli café en bordure de route. On remarque quelques magnifiques voitures anciennes sur le parking et il se trouve que le old-timer club local a une réunion dans cet établissement. Lorsque ils ont terminé leur meeting ils se retrouvent sur le parking où ils montrent un vif intérêt pour la Salamandre et notre voyage. Ce fut un moment très sympathique entre amateurs de belles mécaniques, peut importe si anciennes ou récentes.
On continue ensuite jusqu’au petit village de Woodville, par une route qui serpente dans un paysage de collines verdoyantes et qui nous rappelle un peu certaines régions de notre belle Suisse.
La pluie est annoncée et c’est par un temps gris et menaçant que nous partons pour effectuer les derniers kilomètres en direction de Wellington. On peut s’estimer heureux car nous passons entre les gouttes, à l’exception d’une vingtaine de minutes où nous sommes copieusement arrosés, lors du passage du petit col de Remutaka Hill. Nous arrivons au centre de la capitale néo-zélandaise, dans le quartier de Cuba Street qui est le cœur vivant de cette ville qui propose une ambiance plutôt alternative, à la fois créative, détendue et un peu sauvage.
On s’y attardera plus dans quelques semaines, mais aujourd’hui nous devons embarquer sur le ferry du soir qui va nous emmener sur l’île du Sud. C’est donc de nuit et par une mer relativement calme que nous effectuons la traversée du détroit de Cook avant d’entrer dans les Marlborough Sounds. L’obscurité ne nous permet pas d’admirer le paysage, mais on se rattrapera au retour. Nous faisons à nouveau quelques belles rencontres de motards de la région, et c’est finalement vers une heure du matin que nous débarquons dans la petite ville de Picton, porte d’entrée de l’île du Sud…
En route vers l’île du Sud