Auckland

Après un vol transpacifique sans problèmes nous atterrissons à Auckland pour la suite de nos aventures sur un nouveau continent, l’Océanie !
Tout commence par un test de patience car on doit faire plus de deux heures de file afin de passer les divers contrôles de Bio Sécurité. Ils ne badinent pas avec ça en Nouvelle-Zélande mais heureusement qu’on a eu un bon entraînement de zénitude en Amérique Latine. Tout se passe finalement sans soucis et on est bien content d’arriver à l’hôtel, après quasiment 20 heures de voyage.
Les premières photos donnent une petite impression d’un certain choc culturel qu’il nous faudra absorber, tout comme le décalage horaire. On va donc rester une semaine à Auckland, le temps de prendre nos marques, et aussi pour attendre la Salamandre qui est en route pour l’aéroport de Santiago et qui devrait arriver dans quelques jours…

Je profite de notre immobilisation forcée due à l’attente de la moto pour revenir sur le processus d’importation temporaire d’un véhicule en Nouvelle-Zélande. En plus des formalités standards rencontrées jusqu’ici, il faut être en possession d’un Carnet de Passage en Douane (CPD) pour pouvoir importer un véhicule dans ce pays. Ce document s’obtient auprès de l’association automobile du pays dans lequel est immatriculé le véhicule, ce qui est le TCS pour la Suisse. Et comme les Kiwis tiennent à la propreté de leur île comme à la prunelle de leurs yeux, il y a un contrôle de bio sécurité très strict afin qu’aucun organisme vivant ou végétal n’arrive sur l’île en provenance de l’étranger. La moto doit avoir l’air comme neuve, sans aucune trace de terre ou d’insectes écrasés. Pour ce qui est de l’expédition par frêt aérien, la moto doit être complètement emballée et placée dans une caisse en bois. Et comme le prix est calculé au volume, il faut démonter le pare-brise, les rétroviseurs et la roue avant afin de gagner de la place. La encore les règles sont différentes d’un pays à l’autre car pour l’envoi de l’Europe vers le Canada elle avait été simplement sanglée sur une palette. Allez comprendre…
Avec toutes ces informations en tête, je commence donc par me rendre chez Lavamoto à Santiago où Jaime et ses produits miracles vont laver la Salamandre sous toutes les coutures afin qu’elle ait l’air d’être comme neuve. Pour ce qui est de l’expédition je fais appel à Julio de chez Motologistics qui va s’occuper de tous les détails, de l’enlèvement de la moto à l’expédition en passant par la préparation de la caisse, l’emballage et la paperasse. C’était prévu que la Salamandre vole un jour avant nous, mais l’annulation d’un vol de frêt contenant 14 tonnes de fruits va tout chambouler, et elle arrivera finalement à Auckland 3 jours après nous.
Pour la phase d’importation, je décide à la dernière minute de faire également appel à une société spécialisée (Rocket Freight International) afin de faciliter un processus qui est loin d’être simple. La Salamandre a atterri jeudi soir à Auckland, dans la journée de vendredi elle a passé la douane et elle se trouve pour le week-end en zone franche dans les locaux de Rocket Freight. Lundi elle a rendez-vous pour passer l’inspection de bio sécurité où elle sera auscultée dans les moindres recoins, et si tout se passe bien je pourrais l’amener mardi chez VTNZ pour passer un contrôle technique afin qu’elle obtienne le droit de circuler en Nouvelle-Zélande… Petite précision utile pour corser le tout, un transporteur est nécessaire pendant la réalisation de ces étapes car la moto n’a pas le droit de rouler, et les différents organismes ne sont pas au même endroit. D’où l’utilité de Rocket Freight qui s’occupe de tout et qui va également stocker la caisse de transport que je vais pouvoir réutiliser dans quelques mois pour l’envoi vers le prochain pays.
Comme vous avez pu le lire, c’est un peu le parcours du combattant et on croise les doigts afin que les dernières étapes se passent bien. En effet nous avons hâte de pouvoir bientôt à nouveau rouler afin de partir à la découverte de ce nouveau pays…

Avec plus de 1,5 millions d’habitants, Auckland regroupe plus d’un quart de la population totale de la Nouvelle-Zélande. C’est également la plus grande ville du pays mais contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, ce n’en est pas la capitale, qui est la ville de Wellington. Auckland est construite entre le golfe de Hauraki à l’est et la mer de Tasman à l’ouest, ce qui lui donne une relation permanente avec l’océan. En plus, la ville s’étend sur un champ volcanique composé d’une cinquantaine de cônes éteints, transformés aujourd’hui en parcs offrant de superbes points de vue.
La plus célèbre de ces collines volcanique est le Mount Eden (Maungawhau en maori) où nous passons une belle matinée à admirer un panorama magnifique sur la skyline moderne et les eaux turquoise parsemées d’îles. Auckland mêle harmonieusement nature et urbanisme. Le centre-ville est animé, avec ses restaurants, ses cafés et son front de mer réaménagé autour du Viaduct Harbour, tandis qu’à quelques minutes seulement on trouve des plages sauvages, des forêts subtropicales et des sentiers de randonnée. Nous prenons l’un des nombreux ferry afin de rejoindre le quartier de Devonport où l’on découvre une atmosphère paisible avec des petits cafés et restaurants au bord de l’eau. On ne peut pas visiter Auckland sans monter au sommet de la Sky Tower qui est l’emblème de la ville. De la plateforme d’observation située à environ 220 mètres de hauteur, on domine le paysage avec une vue spectaculaire à 360° sur la ville et les environs.

Cosmopolite et multiculturelle, Auckland reflète un riche mélange de cultures maorie, polynésienne, asiatique et européenne, perceptible dans sa gastronomie, ses marchés et ses musées. C’est une ville très agréable avec de nombreux espaces verts, de multiples accès à la mer et des quartiers avec des styles très différents comme par exemple Ponsonby, Mt Eden, Parnell et Mission Bay. On visite aussi le Kelly Tarlton’s Sea Life Aquarium qui est un aquarium impressionnant où l’on se promène dans des tunnels sous marins entourés par les poissons.
On profite encore d’une dernière matinée au centre-ville afin de visiter le Auckland Art Gallery qui est un musée d’art sur trois étages offrant de multiples expositions. La partie le plus intéressante pour nous est sans conteste celle dédiée à la culture maorie avec des portraits et des sculptures typiques. Nous changeons ensuite de quartier pour nous rapprocher des locaux de Rocket Freight International car le processus d’importation de la moto est dans sa phase terminale…

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